Très important : les bébés et les enfants de moins de 3 ans ne doivent pas être exposés au soleil.

S’exposer intensément aux rayonnements ultraviolets au cours de l’enfance représente un risque majeur de cancers de la peau à l’âge adulte (à noter que le cancer de la peau peut également mais beaucoup plus rarement être génétique, environ 10% des cas).

La prévention solaire est indispensable dès le plus jeune âge, d’autant plus que c’est pendant l’enfance et l’adolescence que l’on s’expose le plus longtemps au soleil.

L’Inca (Institut National du Cancer) souligne l’importance d’apprendre aux enfants à se protéger du soleil eux-mêmes.

Les crèmes solaires contiennent des filtres ultraviolets qui bloquent en partie les UV et aident à protéger la peau. Plus l’indice de protection est élevé, plus le degré de protection est bon.

L’indice de protection correspond en réalité au rapport entre le temps nécessaire pour attraper un coup de soleil avec et sans crème solaire. Avec un indice de protection 50, il faudra par exemple 50 fois plus de temps pour attraper un coup de soleil qu’en n’ayant aucune protection.

Le terme « écran total » est interdit en Europe depuis plusieurs années pour les crèmes solaires, car aucune d’entre elles, même à haut indice de protection, ne peut filtrer 100 % des ultraviolets du soleil.

Cependant, le meilleur rempart reste de ne pas s’exposer trop longtemps et à des heures dites creuses (avant 12h et après 16h). Même si le soleil n’est pas visible, il peut être dangereux. En effet, les nuages ne filtrent pas les UVA.

Ces consignes restent valables toute l’année. Le mois d’août n’est pas le plus dangereux. Les premiers rayons de mai le sont également.

L’application de la crème est à faire 15 à 30 minutes avant l’exposition. Appliquer de manière uniforme. Il est conseillé d’appliquer une couche de 2mg/cm2 de peau, ce qui correspond à 36 grammes, soit l’équivalent de 6 bonnes cuillères à café de crème solaire pour le corps d’un adulte. Pensez aux zones souvent oubliées : les oreilles, les lèvres, les paupières, le cou, la nuque, la racine des cheveux, l’arrière des genoux, les mains, ainsi que le dessus et la plante des pieds.

L’effet de la crème diminue avec l’intensité du rayonnement et d’autres facteurs comme les frottements ou l’humidité (eau, sueur). Il est donc recommandé de renouveler l’application après chaque baignade et si l’on a beaucoup transpiré.

Les peaux claires ont besoin d’une protection plus élevée contre les UV que les peaux mates.

L’indice de protection permet à l’utilisateur de choisir un produit solaire en fonction de son type de peau, de son exposition et des conditions météorologiques (plage, montagne, soin quotidien…). Certains produits n’ont pas d’IP affiché sur le flacon (= un IP de 1), ils ne revendiquent donc pas de protection solaire. C’est le cas de la plupart des autobronzants, du monoï classique et des huiles « bronzantes » (voir chapitre soleil et non sujets ).

Les produits solaires sont utiles mais doivent être associés à des mesures de prudence pour une protection solaire optimale : le port de vêtements, de lunettes de soleil répondant aux normes européennes de protection UV et d’un chapeau à larges bords, la non-exposition au soleil entre 12 h et 16 h en France l’été (car le rayonnement UVB est à son maximum d’intensité), ainsi que la limitation de la durée de l’exposition. En pratique, ne pas s’exposer tant que la taille de son ombre portée sur le sol est inférieure à sa propre taille. Pensez à vous hydrater en buvant beaucoup d’eau.

Enfin attention aux produits solaires dits « waterproof ». En effet, après un bain de mer, les gouttelettes d’eau agissant comme une loupe multiplient les quantités d’UV. Il faut alors s’essuyer et remettre du produit solaire.

Le risque des produits solaires est d’encourager implicitement les personnes à rester longtemps au soleil. Ne prolongez donc pas le temps d’exposition sous prétexte d’avoir utilisé un produit de protection solaire. De même ne réduisez pas la quantité ni la fréquence d’application du produit solaire sous prétexte d’avoir utilisé un indice élevé. Mieux vaut utiliser du produit solaire indice 30 et renouveler l’application toutes les 2 heures, plutôt que d’appliquer moins fréquemment un indice 50+.

Les premiers jours de vos vacances, pratiquez des expositions progressives de 20 à 30 minutes afin de préparer au mieux votre peau en lui laissant le temps de développer de la mélanine. Il est rappelé que le bronzage n’offre qu’une protection limitée contre le coup de soleil. Même lorsque la peau est bronzée, il est indispensable de continuer à utiliser des produits de protection solaire.

La meilleure protection contre le soleil est vestimentaire ! Rien ne vaut des vêtements protecteurs, un chapeau… et une bouteille d’eau minérale !

NB : il reste important de combiner vêtements anti UV et crème solaire !!!

Enfin, nous ne pouvons pas ignorer que les crèmes solaires sont toxiques pour les écosystèmes marins, en empoisonnant les micro-algues et les coraux.


Indice

Il existe quatre catégories de protection et huit indices, aussi appelés FPS (facteur de protection solaire).

  • Les indices 6 et 10 correspondent à une protection « faible » ;
  • 15, 20 et 25 correspondent à une protection « moyenne » ;
  • La « haute protection » correspond aux indices 30 et 50 ;
  • Tandis qu’à 50+, on atteint la « très haute protection ».

Avec une crème indice 6, la quantité d’UV transmise sera de 1/6, soit 16,6 % ; avec une crème d’indice 50, elle sera de 2 %.

Pour rappel: les UV considérés lors du calcul d’indice sont les UVB (voir chapitre « éclaircissements »). La réglementation impose donc depuis 2006 que les crèmes protègent contre les deux types d’UV, avec un rapport de 1 à 3 : une crème qui affiche un facteur de protection solaire (FPS) de 30 devra garantir une protection contre les UVA d’indice 10. Malheureusement, si les industriels maîtrisent généralement bien la protection anti-UVB, il n’en est pas de même en ce qui concerne les UVA.

NB : Les indices sont calculés en tenant compte d’une application très généreuse qui correspond, par exemple, à 6 cuillères à café (36 grammes) pour le corps d’un adulte moyen. L’application d’une quantité plus faible entraîne une réduction disproportionnée de la protection : avec moitié moins de produit utilisé, la protection peut chuter au tiers. Il faut donc appliquer généreusement la crème et renouveler l’application régulièrement, en particulier après avoir transpiré, nagé ou s’être essuyé.

Attention, en réduisant la quantité appliquée, vous diminuez très nettement le niveau de protection solaire.

Les indices sont recommandés en fonction de votre phototype (sensibilité de la peau au soleil). Il en existe 6 :

  • Phototype 1 – Concerne les sujets extrêmement sensibles au soleil = indice 50+ recommandé

Les sujets à peau « blanc-laiteux », avec de nombreuses taches de rousseur, des cheveux blonds ou roux, des yeux bleus ou verts.

Les sujets prenant toujours des coups de soleil lors de l’exposition solaire et ne bronzant que très difficilement.
Concerne également les sujets ayant des antécédents de cancers cutanés ou de pathologie s’accompagnant d’une photosensibilité.

  • Phototype 2 – concerne les sujets sensibles au soleil = indice 50+ recommandé

Les sujets à peau très claire, avec souvent quelques taches de rousseur et/ou cheveux blond vénitien ou auburn, des yeux clairs ou bruns.
Les sujets prenant souvent des coups de soleil lors de l’exposition solaire, mais pouvant obtenir un hâle

  • Phototype 3 = indice 50+ recommandé                                                                                          

La peau est modérément claire, les cheveux sont blonds ou châtains et il n’y a que peu ou pas de taches de rousseur. Le sujet prend modérément des coups de soleil et bronze graduellement. Les yeux son bruns.

  • Phototype 4 – = indice 30 recommandé

Qualifié de sujet à peau intermédiaire la peau est mate et il n’y a aucune tache de rousseur, les cheveux sont châtains ou bruns, les yeux bruns/noirs. Le sujet prend peu de coups de soleil et le bronzage est foncé.

  • Phototype 5  = indice 30 recommandé                                                                                          

La peau est brune foncée, naturellement pigmentée. Les cheveux et les yeux sont noirs. Le sujet prend peu de coups de soleil et le bronzage est très foncé.

  • Phototype 6 = indice 30 recommandé

La peau est noire, les cheveux et les yeux sont noirs. Le sujet ne prend pas de coup de soleil.

Les Bislaires vous recommandent un indice minimum de 30, quel que soit votre phototype. Un indice élevé n’empêche pas le bronzage.

Beaucoup plus rares, les cancers cutanés sur peaux mates ou noires existent bel et bien. Ils apparaissent vraisemblablement lorsque les capacités de photo-protection naturelles et acquises ont été dépassées. Bob Marley est mort d’un mélanome, probablement dû à de trop longues expositions au soleil. Le cancer de la peau ne choisit pas la couleur.

NB: La neige réfléchit 85% des rayons ultraviolets, dont la proportion augmente de 10% à chaque palier de 1.000 mètres d’altitude. Le soleil y est encore plus dangereux que sur une plage. Il est par conséquent conseillé à tous les types de peaux d’utiliser la protection solaire maximale, soit 50+, sans oublier des lunettes de soleil de qualité répondant aux normes européennes de protection UV.

Quelle marque choisir ? La plus chère n’est pas forcément la meilleure.

Deux marques phares -car qualitatives- se démarquent en pharmacie. Demandez conseil à un professionnel. 

Vous pouvez également consulter la parution “spécial été” des associations de consommateurs qui chaque année testent des produits solaires.

Si vous optez pour une crème solaire bio, veillez à ce qu’elle filtre bien les UVA.

Crème solaire pour enfant

Un bébé devrait être systématiquement couvert de vêtements légers, voire de vêtements anti-UV, d’un chapeau et laissé à l’ombre (il existe des tentes et des auvents pour poussettes anti-UV).

Il faut appliquer aux enfants de la crème solaire régulièrement sur les parties du corps non recouvertes. L’indice choisi doit être le plus élevé possible, car l’exposition au soleil sans protection pendant l’enfance est un facteur de risque de cancer cutané à l’âge adulte.

L’Inca (Institut National du Cancer) souligne l’importance d’apprendre aux enfants à se protéger du soleil eux-mêmes.

Que penser des crèmes solaires « spécial enfant » ? : que du bien, car il semblerait que les allergènes en soient quasiment absents. Les fabricants veilleraient à proposer des formules plus sûres pour leurs gammes destinées aux plus petits. Demandez conseil à un-e pharmacien-ne.

Les produits solaires sont néanmoins accusés d’endommager les massifs coralliens -essentiels à l’écosystème marin- car contenant souvent des composants chimiques. Certaines marques se revendiquent “water protect” avec des formules anti UV à base de filtres minéraux. Si malgré tout vous êtes réfractaires à tout produit solaire, veillez scrupuleusement à vos heures de sortie, ainsi qu’à votre protection (vêtements, couvre-chef, ombrelle, parasol…).

Lire aussi : Se protéger