Egalement appelée LUCITE, elle se manifeste lors d’exposition au soleil. Les UVA en sont en particulier responsables (d’où l’importance d’une crème solaire qui les filtre correctement – voir chapitre « crèmes solaires »).

Elle est une réaction immunitaire de défense de l’organisme en réaction à une exposition solaire.

La peau se couvre de petits boutons ou de plaques rouges (type urticaire), qui touchent le torse et les membres, rarement le visage. La lucite peut entraîner des démangeaisons, parfois sévères.

Elle concerne environ 10% de la population et est principalement féminine. Son nombre est en augmentation depuis plus de 20 ans.

Certaines allergies au soleil résultent d’une exposition prolongée ou répétée. Il est alors capital d’éviter le soleil quelques jours. Les signes d’allergie doivent alors disparaître d’eux-mêmes en moins de 15 jours.

Il existe plusieurs types d’allergies au soleil :

  • Lucite estivale bénigne : elle touche particulièrement les femmes de 15 à 35 ans. Elle apparaît le plus fréquemment quelques heures après la première exposition solaire. Elle provoque des petits boutons rouges ou cloques accompagnés de démangeaisons.

Elle débute au niveau du décolleté puis atteint les épaules, les bras, le dos des mains et les jambes. Le visage est rarement touché. Une fois soignée, elle peut refaire surface après chaque nouvelle exposition au soleil. Il est alors capital de se protéger du soleil pendant plusieurs jours. L’éruption se prolonge environ une semaine et disparaît si le sujet touché reste à l’ombre.

L’allergie aura tendance à disparaître au fur et à mesure que la peau bronze.

La lucite estivale apparaît le plus souvent plusieurs années consécutives (fait quasi inéluctable) et peut dans certains cas prendre un caractère sévère, pour enfin ne plus jamais réapparaître.

  • Lucite polymorphe : est une forme plus rare d’allergie au soleil. Elle présente des lésions cutanées sous forme de plaques rouges. Elle survient lorsque les premiers rayons du soleil apparaissent mais peut également survenir par un ensoleillement faible. Il suffit de 30 minutes pour provoquer une éruption qui n’apparaît que 12 heures après l’exposition. Elle disparaît dès que le sujet atteint se met à l’ombre. Elle réapparaît après chaque nouvelle exposition et a tendance à s’aggraver.

Elle touche les femmes et les hommes dans des proportions identiques.

Ce type d’allergie touche le décolleté, les bras mais également le visage, le dos des mains et derrière les oreilles.

  • Photodermatose printanière juvénile : cette forme rare d’allergie au soleil touche les garçons âgés de 5 à 15 ans environ.

L’éruption apparaît dès les premiers soleils après une exposition par temps froid. Elle se caractérise par des petits boutons au-dessus des oreilles, qui se transforment en croûtes et disparaissent sous dix jours sans laisser de marque. Cette allergie se produit pendant quelques années, uniquement lors des premiers soleils, puis finit par disparaître toute seule.

  • Urticaire solaire : se caractérise par des éruptions cutanées qui surviennent très rapidement après l’exposition au soleil, puis disparaissent aussi rapidement une fois à l’ombre. Il touche principalement les femmes âgées de 20 à 40 ans.

L’éruption atteint les parties découvertes mais peut également toucher les zones couvertes. Elle provoque des plaques surélevées ressemblant à des piqûres d’orties. L’urticaire solaire peut empêcher toute sortie à l’extérieur à cause de manifestations invalidantes.

Il peut également récidiver pendant plusieurs années.

Dans tous les cas, consultez un dermatologue afin de confirmer le diagnostic et suivez son avis en faisant confiance à son expertise.

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